Over Rover

J’ai découvert Rover grâce à l’une des nombreuses émissions de Ruquier, j’ai nommé : On n’est pas couché. Quelques jours auparavant, j’avais donc entr-entendu un morceau de Aqualast, la première piste de ROVER (l’album ainsi éponyme). Un air de mélancolie, plutôt triste, accompagné d’un clip aux couleurs froides, visage écorché et aux corbeaux morts, bref, tout ce qui ne m’attire habituellement pas.

Pourtant, la musique m’avait déjà un peu plu lors de la première écoute, à la fois admiratrice du mode d’enregistrement d’album de Rover (soit, enfermé dans une grande bâtisse en Bretagne, seul maître à bord de tous les ingrédients), et charmée par le grain de voix du bonhomme. De sa voix de tête à sa voix de poitrine, celle qui se balade dans les graves et celle qui s’envole dans les aigus, et puis, cet écorchement qui (n’a rien à voir avec celui des chanteuses pop qui veulent « donner de l’effet à la voix ») nous fait serrer le coeur à chaque fois.

Pendant l’album, on se laisse transporter par de nombreuses chansons sombres, douces et sophistiquée comme Aqualast et Silver, ou d’autres plus pop électro façon Remember et Tonight. On y sent alors toujours un côté rock anglo-saxon, qui m’a touché plus particulièrement dans les pistes bonus Father I can’t explain (avec un son de guitare à la Dire Straits) et Lonely Man (que le rythme et la guitare m’ont fait penser à Bob Dylan).

Ce que Rover a de spécial, c’est cette capacité à faire des musiques variées mais toujours de façon si sincère, que l’on y retrouve à chaque fois sa patte artistique sans se lasser de lui. Sa musique paraît à la fois simple et complexe, ses harmonies sont parfaites et nous transportent dans son univers avec facilité et bienveillance. Peu habituée à l’écoute de ce style de musique et de ces sonorités, j’avoue ne pas trop savoir si je viens de me découvrir de nouveaux goûts, ou si Rover est un véritable coup de coeur.

Au final, c’est un artiste qui anime les instruments de sa pure énergie, et l’on ressent toujours une présence invariable dans l’album : on y reconnaît un seul Être, ses mille facettes et mille caractères s’exprimant à travers des chansons à la fois différentes et toutes en accord avec lui. Une sincérité qui lui donne tout bon !

(J’en profite pour faire de la pub pour le superbe magazine internet Madmoizelle.com, qui avait fait une session acoustique avec Rover avant qu’il ne parte enregistrer son album)

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